• 03 Témoignage de Marie-Pierre sur la prière de Charles de Foucauld.

    Cette prière de Charles de Foucauld dite prière d'Abandon fut une «nourriture» pour certains de nous qui, reliés à son enseignement entre 18 et 25 ans, la récitaient matin et soir.

     

    Sa mise en musique se fit quelques semaines après un séjour à l'Ashram de Chandra

    Swami où je me suis rendue avec Jean-Pierre et Françoise et un couple d’ami ayant appartenu tout comme moi,  à l’enseignement de Charles de Foucauld.

    A l’ashram, au début de chaque méditation quotidienne, se récite la prière.

    Or curieusement, la prière d'Abandon est venue, elle aussi, se dire en moi-même pendant ces moments là. Je m'entendais dire « non, ce n'est pas le lieu...!» ; mais une force s'imposait faisant sentir en même temps qu'il y avait là quelque chose de juste. Et cela se confirma.

    En effet, la rencontre avec Chandra Swami fut une reconnaissance profonde et véritable de l'enseignement que j'avais reçu. Elle m'amena à revisiter, avec un regard neuf, les textes qui avaient fondé la vie du groupe - relié à l’enseignement de Charles de Foucauld - dans lequel la jeune adulte que j'étais s'était engagée. Ce regard dépouillé des clichés et commentaires cathos me permit de saisir la Force qui anima Charles de Foucauld, Force à laquelle je me suis trouvée reliée même si à l'époque, je n'en avais pas pleinement conscience.

    Ainsi, avec Chandra Swami tout s'est relié, unifié et en même temps élargi, accomplissant en moi une véritable Réconciliation.

     

    Quelques semaines après ce voyage, Françoise, Jean-Pierre et les trois que nous étions de l'enseignement de Charles de F. avons eu l'opportunité de nous rendre à Notre Dame des Neiges en Ardèche : l'idée naquit au bord d'un petit lac bordé de jonquilles où nous étions à jouer et chanter un chant dédié à Chandra Swami et Baba Bhuman Shah : « Monsieur Lune » !

    Au bord du lac de jonquille

      

    Notre Dame des Neiges est une abbaye de la montagne ardéchoise où

    Charles de F. séjourna à deux reprises, notamment pendant un an pour se préparer à rejoindre une Trappe en Syrie, la Trappe la plus pauvre qui soit, car tel était son souhait, son désir ardent, lui « l'amoureux de Jésus », « l'assoiffé d'Absolu ».

    Notre petit groupe y passe une bonne partie de la journée s'imprégnant de l'atmosphère paisible du lieu et de l'histoire de la vie de Charles de F.

     

     Au retour de ce périple, pendant que quelques uns préparent le repas, une musique « descend » par l'intermédiaire de notre amie Françoise qui avait d'abord pris soin de bien intérioriser le sens de la prière et la manière dont les trois que nous étions, pouvions la réciter à l'époque de notre jeunesse.

    Ainsi toute la préparation du repas fut accompagnée et nourrie par la mélodie et l'accompagnement qui se cherchaient et commençaient à se poser sur la

    Prière et s'acheva en même temps qu’une forme musicale déjà élaborée put être partagée. Ensemble nous nous sommes mis à la chanter, touchés par la beauté de ce qui venait de « descendre » !

    Cela « sonnait ». Ce fut notre « bénédicité ».